Proactif: un mot que je viens de découvrir par le biais d'un livre " Les sept habitudes" de Steven R. Covey. « Si le terme « proactivité » est désormais courant dans le domaine du management, vous ne le trouverez pas dans les dictionnaires. Il signifie davantage que « prendre des initiatives ». il signifie qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes responsables de nos propres vies. Notre comportement découle de nos décisions et non de notre condition. Nous pouvons faire passer nos sentiments après nos valeurs. Nous avons l’initiative et la responsabilité de provoquer les choses. » L’homme est un animal d’habitudes. C’est un animal évolué, certes mais il est perfectible. Les habitudes sont des repères pour lui. Sa journée est truffée d’habitudes, des repères qui le rassurent. Certaines habitudes deviennent des tics, des manies qui enchaînent l’homme plutôt que de le faire évoluer. Le proactif est motivé de l’intérieur, le réactif voit sa vie influencée par l’extérieur, son entourage, la télé, le climat… On se retrouve tous plus ou moins proactifs ou réactifs. Puisque l’homme est une histoire d’habitudes, il serait souhaitable qu’il se délaisse de certaines réactions répétitives et malsaines pour greffer d’autres réactions (je suis tenté de dire proactions) qui naîtront cette fois de son être profond. Tout ceci est bien beau, me direz vous, c’est facile de le dire, ça l’est moins de le mettre en pratique. Je dirais que toute évolution, toute tendance vers le mieux nécessite un effort. Mais avant de parler d’effort il faut parler de besoin d’abord. L’évolution de l’homme s’est construite grâce à la notion de besoin. L’exemple du cas de Victor Frankl décrit dans le livre est assez éloquent. Le besoin de survie fait des miracles : il avait le choix entre subir les humiliations, succomber à la torture de ses geôliers et prendre la clé des champs de la liberté de son âme, de son mental. Il a choisi d’être plus libre dans sa tête que ses gardiens malgré son emprisonnement. Si après avoir lu le livre aucun déclic ne survient, c’est que vous êtes déjà proactif ou bien vous n’éprouvez tout simplement pas le besoin de changement Un livre à lire à tout prix. D’ailleurs son prix proposé à la vente est abordable je pense : entre 400 et 450 dinars. Donc, bonne lecture. Quelques avis de lecture seront les bienvenus
Proactif : on est tenté de traduire par produire l'action, anticiper les réactions à venir, contrairement au mot réactif qui veut dire réagir négativement a une action qui nous est extérieure.
La société, la famille, l'entourage, les médias font de nous des machines à réactions. Nous réagissons à tout ce qui est extérieur à nous. Comment briser ce cercle vicieux de la réactivité. L'auteur préconise quelques habitudes à cultiver jusqu'à ce qu'elles s'ancrent dans notre vie. On dit que l'habitude est une seconde nature. Il s'agit dans ce cas, de se défaire des anciennes habitudes pour en greffer de nouvelles plus saines, plus constructives, plus humaines.
De l'effort d'être ou de devenir proactif à l'idée de ce que nous voulons et où nous voulons aller, donner la priorité à ce qui est vraiment important, penser gagnant gagnant, comprendre l'autre d'abord pour exploiter au maximum les avantages d'une synergie positive et enfin aiguiser nos facultés dans ses quatre aspects : physique, socio-émotionnel, spirituel et mental. Tout un programme ! Bon courage. Mais je crois que le courage ne suffit pas. C’est le besoin de changement qui doit motiver. Il ne faut pas perdre de vue que tout organe qui ne travaille plus, s’atrophie. C’est le cerveau et le cœur qui doivent commander, apprécier pour avancer dans la vie qui est toujours en expansion.
Ce sont des principes de gestion individuelle absolument innovants et très séduisants. On est loin du cliché gagnant perdant. Toute notre vie est une course au meilleur patron, meilleur commerçant, meilleur ouvrier. Bien que souhaiter être meilleur dans bien de domaines n'est pas blâmable en soi mais c'est l'idée d'avoir toujours un perdant et un gagnant qui est critiquable. Le monde sportif en est l'exemple le plus parlant. On parle de l'ivresse de la victoire et de l'angoisse de la défaite. Normalement, c'est le sport qui sort vainqueur avec les adversaires vainqueurs ou vaincus. Etre gagnant ou perdant importe peu. Ce qui importe, c’est que les protagonistes auront fait l’effort de maîtriser leur esprit et leur corps.
Ce best seller est très bien écrit par Mr Steven R Covey. Une plume pleine d'humanisme, d'expérience. Pendant toute la lecture, agrémentée de proverbes et de citations, on ressent un auteur bien documenté et maîtrisant parfaitement son sujet.
Commentaires
salam,
nekdeb 3lik loukane nkoulek j'ai lu ton article,rani super occupéé je suis juste de passage , ki nweli nekrah et je te promet un comm,
eh je savais pas que t'était philosophe yaw! hadra ta3 lqaryine lol
merci
Effectivement le terme "proactivité" n'existe pas encore dans les dictionnaires. Il est pourtant de plus en plus employé dans le monde de la gestion et des affaires. Il peut être défini comme l'art d'anticiper sur les événements, de les créer, de ne pas les subir ou, à défaut, de s'y adapter en permanence.
On peut également la définir comme l'art de réaliser un rêve. Un rêve, pas une chimère car "un rêve c'est vital " comme dirait Khebbab.
Faites un bon rêve et faites en sorte qu'il soit vital.
A+
Hamoudi
Le seul endroit où on peut construire et détruire librement des mondes, c'est notre studio secret, notre mental qui ne peut être aliéné sans notre consentement. Donc, à nos rêves!




