Qu’il fait peur ce sigle OMC. Je préfère le MOC ( Mouloudia Olympic de Constantine): certes, ce n'est pas une foudre de guerre des stades de foot mais il ne fait pas aussi froid dans le dos des pauvres habitants des pays en ... éternelle voie de développement
Les règles de l’OMC sont dictées et sont indiscutables.
Le FMI, le GATT, l’OMC, brrr, c’est le khatem souleiman des superpuissances de ce monde
on doit nous imposer des tarifs douaniers et ne pas faire comme "eux" les nantis qui se protègent de barrières douanières efficaces afin de protéger leurs productions nationales.
la Chine a mis 15 ans de pourparlers avec l’OMC avant d’y adhérer finalement. Mais le monde entier a peur de la Chine, de sa force de travail, du prix de sa main d’œuvre extrêmement basse. Le prix de vente du produit fini est imbattable. Le mammouth qui écrase les prix, c’est maintenant la Chine.
Le textile, les jouets, les gadgets. Comment peut-on se protéger contre cette déferlante ? L’occident a déjà trouvé un semblant de défense : tel produit chinois n’est pas conforme à la CEE, le temps de … perdre un peu de temps jusqu’à la nouvelle vague de produits made in china
Nous, nous avons le pétrole, mais c’est surtout le gaz algérien qui sera un atout majeur dans notre auto développement. L’Algérie a pensé créer un genre d’OPEP du gaz. Mais pas question pour les puissances de ce monde que de parler d’une OPEP du gaz.
Quelles seront les retombées pour le citoyen algérien après l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. ?
Le SMIG en France est de 8.44 euros pour une heure de travail c’est à dire pour 140 heures de travail, il s’élève à 8.44X140=1181.6 euros
Le SMIG en Algérie est de 85.71 da pour une heure de travail. C’est à dire pour 140 heures de travail, il est de 85.714 X 140= 12000 da
Comme on sait que pour 100 euros, l’équivalent en dinars est de 11300. Notre SMIG est de 106.19 euros. Que peut-on faire avec 106.19 ? Le pouvoir d’achat ? C’est juste pour voir, comparer et soupirer avec un long ya hassraaaa.
Le pouvoir d’achat du citoyen algérien est le plus bas des pays du maghreb. Il n’y a plus de classe moyenne. Il y a la super classe et les déclassés, les délaissés
Mais il ne faut pas oublier que l’Europe et le monde occidental ont cravaché dur pour atteindre ce stade de développement. Avec l’euro, on peut tout acheter, n’importe quel équipement, n’importe quelle usine, n’importe quelle technologie.
Mais avec le dinar, on ne peut pas acheter grand-chose. C’est uniquement les hydrocarbures qui nous couvrent pour un certain temps.
Il faut absolument encourager d’autres richesses qui nous permettrons de gagner des devises. On pense déjà à l’autre atout dormant de l’Algérie qui est le tourisme. Avec 1200 km de littoral et un désert unique au monde, la destination Algérie peut faire mieux que… l’Espagne (rêvons tout éveillés).
Mais il faut investir surtout sur l’algérien, le jeune diplômé chômeur. Ce jeune qui ne pense qu’a l’exil.
En Inde, les informaticiens sont des as dans leur domaine : ils conçoivent toutes sortes de logiciels informatiques qu’ils vendent en Europe. Pourquoi pas nous ? Ce n’est pas la matière grise qui manque chez nos jeunes.
Il faut investir dans l’homme, dans cet algérien qui a perdu ses repères mais qui ne perd pas le nord, celui qui est lui est miroité à travers la parabole, la publicité. Dire que c’est de la publicité mensongère, c’est vrai pour nous, c’est mensonger. Le harraga sait bien où il prend son départ mais il connaît moins bien la destination. Plus rien à perdre. Comme ils disent : « on préfère être bouffés par les poissons et non par les vers ». La mer a toujours été un mystère pour les candidats à l’aventure : Partir avec devant soi l’immensité bleue qui le portera vers l’occident rêvé ou qui le bouffera comme tant d’autres.
Des oisifs, des hittistes, proies faciles de tous les embobineurs, qui tournent en rond comme des hommes libres en cage. Il a réglé les détails de l’embarcation, du change de devises. Le passeur n’est pas un enfant de cœur : passer outre mer a un prix, casquer ou croupir de désespoir au bled.
L’embellie financière de ces dernières années est, certes consacrées aux mégaprojets comme l’autoroute est ouest, le métro d’Alger, les grands barrages hydrauliques, les lignes ferroviaires, le déssalement de l’eau de mer, la construction de logements. Mais il ne faut pas oublier que l’Algérie c’est 70% de jeunes de moins de 30 ans et un taux de natalité des plus élevés au monde. Toute politique de développement qui ne tient pas compte de ces réalités est vouée à l’échec.





